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Le Crotoy d’hier à aujourd’hui:

 

Le Crotoy est l’une des principales localités de la baie de Somme dont les habitants sont appelés les Crotellois.

L’histoire du Crotoy est particulièrement riche, et marquée par la guerre de Cent Ans, débutée en 1337, durant laquelle la commune fut alternativement sous domination anglaise et française. Edouard III d’Angleterre séjourna au Crotoy et y fit construire une importante forteresse en 1346 où fut d’ailleurs interné le Duc d’Alençon Jean II. Jeanne d’Arc, prisonnière des Anglais, y fut incarcérée du 21 novembre au 20 décembre 1430. Elle franchit alors la baie de Somme pour se rendre via Saint-Valery-sur-Somme et Eu à Rouen où l’attend le sort que l’on connaît.

En 1674, le château fut détruit sur ordre du roi de France Louis XIV, conformément au Traité d’Aix-la-Chapelle de 1668.

Au milieu du XIXème siècle, le parfumeur Pierre Guerlain, natif d’Abbeville et très épris du Crotoy et de la baie de Somme, ouvrit son hôtel en 1860, destiné à la venue de l’Impératrice Eugénie qui ne lui rendit jamais visite. Il y invita ses amis parisiens, Le Crotoy devint alors une destination privilégiée pour les vacances. A la mort de Guerlain en 1864, l’hôtel fut agrandi et devint le « Grand hôtel » tenu par Delant, cuisinier renommé.

Le Crotoy a été témoin de l’aviation naissante. En 1907, les deux jeunes frères René et Gaston Caudron sont fascinés par « les plus lourds que l’air ». C’est en 1910 qu’ils créeront au Crotoy une école de pilotage de renommée internationale d’où sortiront parmi les plus prestigieux des aviateurs de la guerre 14 – 18.

De nombreux personnages illustres ont visité ou vécu au Crotoy, tels que Jules Verne qui y séjournait dans la villa « la Solitude ». Colette passa les étés 1907 et 1908 dans la villa « Belle plage », chez son amie Missy, fille du Duc de Morny. Deux chapitres de son ouvrage Les vrilles de la vigne évoquent ses souvenirs au Crotoy : « En marge d’une page blanche » et « Partie de pêche à la pointe de Saint-Quentin ».

De nombreux peintres ont également été inspirés par la beauté des paysages du Crotoy et de la baie de Somme. En juin 1899, à sa sortie de la maison de santé de Neuilly, Toulouse-Lautrec se rendit pour quatre semaines au Crotoy afin d’y reprendre des forces. Il séjourna dans la villa « Les mouettes blessées ». En 1900, pour son dernier séjour, il réalisa le portrait de son ami d’enfance Maurice Joyant, galiériste et mécène au Musée d’Albi où ce tableau est exposé.

Alfred Manessier célébrera pendant un demi-siècle les ciels et les sables de la baie de Somme. ses œuvres les plus renommées ont fait connaître dans le monde entier le petit port du Crotoy.

Les écluses du Crotoy furent construites sous Napoléon III en 1865, après les interventions de Florentin Lefils auprès de l’Empereur, pour palier à l’ensablement de la baie de Somme. A marée haute, les vannes se referment pour emprisonner l’eau engouffrée dans les bassins, et cinq heures après l’heure de la pleine mer, elles se rouvrent pour libérer cette eau à très fort courant. Cela provoque un effet de chasse qui donne sa dénomination à l’ouvrage, « bassin de chasse », le but étant de déplacer des sédiments accumulés.



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Le Patrimoine

 

Colette, imprégnée des humeurs de la baie de Somme, dépeint la magie des paysages de la baie de Somme dans l’ouvrage Les vrilles de la vigne. A l’aide de sa plume, la grande dame des lettres célèbre ce décor magique comme l’ont fait, avec leurs palettes de couleurs et leurs pinceaux, les impressionnistes Seurat et Sisley.

Après l’école des Beaux-Arts, Georges Seurat découvre les impressionnistes en 1879. L’artiste qui aimait passer les mois d’été en bord de mer s’est ainsi rendu au Crotoy en 1889. Face à la splendeur de la baie de Somme, Seurat avouera retrouver ses émotions d’enfant et une luminosité si particulière. Il y peignit deux tableaux, « Le Crotoy, amont » et « Le Crotoy, aval ». Ces œuvres, qui dégagent des impressions de calme, de grandeur et de solitude, furent bien accueillis par le public. Alfred Sisley, un autre impressionniste charmé par la baie de Somme, s’est rendu au Crotoy en 1894, à la même époque que Seurat. Ses tableaux expriment des sentiments de beauté, de clarté et de légèreté.

Alfred Manessier décrit Le Crotoy comme « le paradis de son enfance » et célèbre pendant un demi-siècle les ciels et les sables de la baie de Somme. Ses œuvres les plus renommées ont fait connaître dans le monde entier le petit port du Crotoy et le charme indéfinissable de son environnement. Quant à Toulouse-Lautrec, il fit de fréquents séjours dans une petite maison appelée « Les mouettes blessées ».

Le Crotoy, fut et reste une source d’inspiration pour de nombreux artistes parmi lesquels figure Henri Doidy. Né en 1914, il est dessinateur de presse, poète, parolier et peintre.

C’est également au Crotoy que le 21 novembre 1430 Jeanne d’Arc, prisonnière des Anglais, est incarcérée. Elle y reste près d’un mois jusqu’au 20 décembre et franchit à pied la baie de Somme, pour se rendre, via Saint-Valéry-sur-Somme et Eu, à Rouen où l’attend le sort que l’on connaît.

La magie et le mystère qui entourent la baie de Somme inspirent les créateurs, et tout particulièrement Jules Verne, inventeur du « Merveilleux scientifique », dont la maison « La solitude » se trouvait en face d’un chantier de construction navale. L’imagination a fait le reste. Le Nautilus et le capitaine Nemo feront plonger des générations de lecteurs avec 20 000 lieues sous les mers. Mais combien de ces lecteurs savent que c’est entre 1865 et 1870, au cœur de la baie de Somme, qu’est née l’une des œuvres les plus adaptées, traduites et lue.

Au hasard d’une promenade, on peut admirer le parc et le manoir de la famille du poète élégiaque Charles-Hubert Millevoye. Situé face aux mollières de la baie, il est construit à l’emplacement de l’ancien château fort. Un peu plus loin un joli manoir, l’hôtel-restaurant « Les Tourelles » dans la rue portant le nom du célèbre parfumeur qui à la fin du siècle dernier fit connaître la joie des bains de mer au Crotoy à ses amis parisiens : Pierre-François Guerlain.

A voir aussi, l’ancien chalet aux bow-windows que Taskin, chanteur d’opéra comique proche d’Offenbach, a fait édifier dans les années 1880.

Le Crotoy a été témoin de la naissance de l’aviation. En 1907, les deux frères Gaston et René Caudron sont fascinés par « les plus lourds que l’air ». Dans un hangar de la ferme paternelle, ils construisent un planeur. L’engin tiré par la charrette de la ferme à laquelle on attelait la jument « Luciole » et que cravache Gaston permet à René de s’élever dans les airs. En 1910, ces pionniers installeront leur atelier à proximité de la plage du Crotoy et créeront une école de pilotage de renommée internationale d’où sortiront parmi les plus prestigieux des aviateurs de la guerre 14 – 18.




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